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  1. Focus sur les légumineuses 3/5

    Protéines végétales :
    les muscles de la transition agro-alimentaire française

    27 septembre 2023

    Article 3/5


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    Les légumineuses : un très fort potentiel encore sous-exploité

    Les légumineuses et leur production pour la consommation alimentaire humaine présentent une liste d’atouts longue comme un jour sans pois.

    Atouts nutritionnels et culinaires

    Les légumineuses sont : 
    • riches en fibres, dont les apports, encore insuffisants aujourd’hui, sont encouragés par les autorités de santé française et européenne
    • riches en protéines, contenant la totalité des acides aminés essentiels. La biodisponibilité légèrement inférieure des protéines végétales par rapport aux animales est largement compensée lorsque consommées en association avec une céréale ou après un process de trempage, fermentation, etc.
    • généralement une source significative d’un certain nombre de vitamines et minéraux, comme le manganèse, le phosphore ou le cuivre⁹.

    Qu’elles soient consommées en plat chaud, en salade, en entrée, plat, dessert ou snacking, les légumineuses sont versatiles : de nombreuses recettes créatives permettent de consommer des légumineuses facilement, relativement rapidement et avec beaucoup de saveurs.

    Par ailleurs, les légumineuses trouvent également de plus en plus leur place dans des produits plus ou moins transformés, y compris dans des formats où on les attend moins : chips soufflées d’apéritif, desserts fondants et gourmands, boissons, etc. Ainsi, elles ouvrent le champ des possibles en termes d’innovation alimentaire : en seulement 5 ans, nous avons constaté une augmentation de 30% des lancements de produits à base de légumineuses dans le monde¹⁰. Historiquement, ces lancements comportaient une promesse de santé prédominante, mais les produits à base de légumineuses investissent désormais de façon visible la sphère du plaisir, en jouant sur la gigantesque palette de goûts et de textures que permet cette matière première.

    Côté prix, les légumineuses sous forme brute coûtent en général moins cher que les produits élaborés, mais aussi que leur équivalent en protéines animales. Encore faut-il savoir les cuisiner soi-même, avoir un peu de temps à y consacrer, et vouloir développer un goût pour celles-ci. Des recettes inspirantes, faciles et pratiques sont disponibles de partout (efforts combinés des interprofessions¹¹, de l’État¹², des marques¹³, des médias¹⁴, des communautés culinaires¹⁵, etc.) et devraient contribuer à rendre la gloire perdue des légumineuses dans les cuisines françaises.

    Rappelons-le : la production historique de certaines légumineuses est protégée en France par des signes de qualité. Ainsi, la lentille verte du Puy et le coco de Paimpol possèdent une Appellation d’Origine Contrôlée et le haricot Tarbais, la lentille verte du Berry, le lingot du Nord et la mogette de Vendée possèdent une Indication Géographique Protégée.

    Atouts environnementaux et écologiques

    Les légumineuses captent l’azote atmosphérique et le fixent dans les sols cultivés grâce aux bactéries présentes dans leur réseau racinaire. C’est un bénéfice agronomique inestimable. En effet, dans l’agriculture actuelle, l’azote reste encore très largement apporté aux cultures par des engrais minéraux de synthèse (de la même manière que l’on apporte du phosphore et du potassium), qui sont pour grande partie responsables des émissions de protoxyde d’azote (NO) par l’agriculture, un gaz à effet de serre au pouvoir réchauffant plus de 100 fois plus puissant que le CO à masse de gaz équivalente¹⁶. De même, le processus de synthèse d’azote minéral repose aujourd’hui sur l’utilisation d’énergies fossiles, très émettrices de CO¹⁷. En stockant naturellement l’azote atmosphérique dans les sols, les légumineuses permettent ainsi des rotations de cultures plus vertueuses en réduisant le besoin d’intrants azotés pour les cultures qui les suivent¹⁸. Par ailleurs, les légumineuses peuvent également être intégrées aux mélanges de cultures servant à produire de l’énergie décarbonée via méthanisation, enrichissant en azote les digestats destinés à revenir au sol. ¹⁹

    De plus, lorsqu’elles sont intégrées dans des rotations de cultures, les légumineuses stimulent la biodiversité agricole (auxiliaires de culture, faune du sol, etc.), et améliorent ainsi la résilience des exploitations agricoles face aux perturbations liées au changement climatique, en contribuant à de nombreux services écosystémiques : pollinisation, lutte biologique contre les ravageurs, santé du sol, etc.²⁰.

    Enfin, ce sont des plantes nécessitant généralement moins d’eau²¹ que les céréales, le maïs, etc., ce qui est un avantage certain dans un contexte de sécheresses de plus en plus fréquentes et intenses en France.

    La végétalisation : le meilleur levier pour réduire l’empreinte carbone de notre assiette

    De manière indirecte, les légumineuses sont un levier majeur de réduction de l’empreinte carbone de nos assiettes car elles permettent de végétaliser nos régimes alimentaires.

    Pour rappel, l’alimentation compte pour environ 2 tonnes d’équivalent CO par an et par habitant en France, (sur un bilan carbone moyen de 8,9t CO2eq/habitant en 2021²²), soit plus de 20% de nos émissions de carbone individuelles en moyenne.

    Si l’on compare l’empreinte carbone de différents aliments (voir graphique ci-dessous), on retrouve parmi les plus émetteurs les viandes, les produits laitiers et certains produits de la mer en aquaculture. Du point de vue nutritionnel, ces produits sont notamment inclus dans notre alimentation pour leur apport en protéines.

    Source : OurWorldInData

    De fait, en substituant ne serait-ce qu’une partie des protéines animales dans nos régimes alimentaires par des légumineuses, notre impact carbone global diminue drastiquement. Si la France veut respecter ses engagements environnementaux, notamment en termes d’émission de GES, la végétalisation de nos régimes alimentaires demande un effort combiné de tout notre système agro-alimentaire, filières animales (réduction préconisée du cheptel, notamment, qui divise le milieu agricole²³) comme végétales, des politiques, producteurs, transformateurs, distributeurs jusqu’aux consommateurs.

    Frederic Bayer

    Frederic Bayer

    Responsable Affaires Scientifiques chez ProtéinesXTC. Méditerranéen de naissance, passionné de cuisine, conscient des enjeux environnementaux et sanitaires liés à nos modes de vie.

    Sources : 8 Les protéines végétales : intérêts et limites. Thèse de pharmacologie, 2021, Claire Botella https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03210847/document
    9 https://ciqual.anses.fr/ 
    10 Chiffre issu de la base Inspire NewFoodData de ProtéinesXTC, 2022
    11 Terres Univia, 2022 https://www.terresunivia.fr/decouvrir-terres-univia/actualites/une-idee-legumineuse-10-recettes-originales-pour-changer-votre
    12 https://ma-cantine.agriculture.gouv.fr/blog/29/

    13 https://www.fondation-louisbonduelle.org/2016/12/16/fetes-legumineuses/

    14 https://www.elle.fr/Elle-a-Table/Fiches-cuisine/Tous-les-themes/Recettes-de-legumineuses ou https://www.marieclaire.fr/cuisine/15-recettes-pour-cuisiner-les-legumineuses,1374453.asp 

    15 https://chefsimon.com/recettes/tag/l%C3%A9gumineuses ou https://www.ricardocuisine.com/recettes/plats-principaux/legumineuses

    16 Ademe, Définition, sources d’émissions et impacts du protoxyde d’azote, mis à jour en 2021 https://expertises.ademe.fr/professionnels/entreprises/reduire-impacts/reduire-emissions-polluants/dossier/protoxyde-dazote-n2o/definition-sources-demissions-impacts-protoxyde-dazote

    17 https://reseauactionclimat.org/publications/gaz-a-effet-de-serre-et-fertilisation-azotee-initiatives-territoriales/

    18 Nature, 2022 https://www.nature.com/articles/s41467-022-32464-0 

    19 https://www.arvalis.fr/infos-techniques/une-interculture-particuliere-pour-produire-de-lenergie

    20 FAO, 2021 https://www.fao.org/documents/card/en/c/e82d01ab-c39f-4fe1-a7ec-bebcc069dc02/ 

    21 https://www.notre-environnement.gouv.fr/actualites/breves/article/les-legumineuses-des-bienfaits-pour-la-sante-et-pour-l-environnement  

    22 https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/lempreinte-carbone-de-la-france-de-1995-2021 

    23 https://www.paysansdelaloire.fr/articles/01/06/2023/La-Cour-des-comptes-veut-une-reduction-importante-du-cheptel-bovin-89762

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  2. Le Plan Protéines Végétales 2/5

    Protéines végétales :
    les muscles de la transition agro-alimentaire française

    26 septembre 2023

    Article 2/5


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    Le Plan Protéines Végétales

    Atteindre l'autonomie protéique en France, dans les cheptels comme dans les foyers

    L’alimentation du bétail français repose pour partie sur la consommation d’aliments protéiques, en particulier les tourteaux d’oléagineux, qui sont les co-produits de la trituration de plantes oléagineuses pour en récupérer l’huile végétale (de tournesol, de colza, de soja). Les tourteaux n’ont plus qu’une faible part de matières grasses, mais une forte concentration en protéines⁴.

    L’enjeu d’autonomie protéique des filières d’élevage, invoqué dans les ambitions de souveraineté alimentaire de notre pays, résulte du déséquilibre entre notre production nationale de tourteaux d’oléagineux et la consommation de notre bétail. En effet, si notre production en 2021 de colza est presque équivalente à notre consommation, la balance est déficitaire pour le tournesol⁵ voire très largement déficitaire pour le soja⁶, ce qui rend les importations indispensables pour couvrir la demande (voir proportions ci-dessous).

    Production et consommation des tourteaux en France (2012-2013), en tonnes
    (Source : Terres Univia)

    Dans un contexte géopolitique perturbé et parfois imprévisible (crise climatique, guerre en Ukraine, boycotts américains…), l’autonomie protéique devient plus que jamais un levier de souveraineté alimentaire, qui nécessite des investissements  : des filières et des outils de transformation et de valorisation (alimentaire, biomasse/énergie, fertilisants organiques, etc.).

    • faire évoluer nos pratiques culturales vers plus de résilience,
    • introduire plus de légumineuses dans les rotations,
    • doter les agriculteurs ou les collectifs de machines de séchage, de récolte, développer des filières et des outils de transformation et de valorisation (alimentaire, biomasse/énergie, fertilisants organiques, etc.)

    Tout ceci a un coût pour lequel le gouvernement a lancé en 2021 un plan de financement, le Plan Protéines Végétales.

    « Le plan protéines végétales vise à réduire la dépendance de la France aux importations de protéines végétales des pays tiers, à permettre aux éleveurs d’améliorer leur autonomie pour l’alimentation de leurs animaux, et à encourager les Français à augmenter leur consommation de protéines végétales, pour répondre aux nouvelles recommandations nutritionnelles.⁷» 

    En allouant 100M€ à ce plan dans le cadre de France Relance, l’Etat renouvelle son engagement pour accompagner les filières agricoles et d’élevage vers l’autonomie protéique, mais finance également les efforts pour démocratiser plus largement les légumineuses directement dans nos assiettes.

    En effet, la consommation de légumineuses en France (comme en Europe) est encore jugée trop faible au regard de leurs atouts (santé, environnement) et des recommandations formulées dans le cadre du Programme National Nutrition-Santé (PNNS) : les légumineuses, c’est au moins deux fois par semaine.
    Actuellement loins de cette recommandation, il y a un réel enjeu à réconcilier les Français avec elles.

    assiete-haricots-img

    Le Plan Protéines Végétales vise donc :

    • à articuler un développement des cultures de protéines végétales françaises destinées à l’alimentation animale pour moins dépendre des importations,
    • à étoffer notre potentiel de production de légumineuses à graines pour la consommation humaine,
    • à augmenter leur consommation au global.

    Nous avons besoin d’avancer sur ces 3 développements en synergie : en effet, une hausse de la demande française sans augmentation de notre production induirait un recours plus important aux importations, tandis qu’une augmentation de la production sans une demande plus importante pour des légumineuses françaises pourrait représenter un risque de surproduction, d’autant plus dommageable pour nos filières dans un contexte d’incertitude climatique.

    Frederic Bayer

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  3. legumineuse-img

    Quelles protéines végétales produisons-nous sur terre ? 1/5

    Protéines végétales :
    les muscles de la transition agro-alimentaire française

    25 septembre 2023

    Article 1/5


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    À l’heure où sonnent en continu les cloches de la transition agro-écologique et alimentaire, une végétalisation globale de nos assiettes devient un impératif. Inutile de lutter contre, autant l’embrasser avec enthousiasme et pragmatisme. 

    Les protéines végétales sont devenues en une quinzaine d’années un terrain de convergence stratégique pour des enjeux majeurs qui pèsent sur notre système de production et de transformation agro-alimentaires : structuration des filières agricoles vers plus de pratiques agro-écologiques, transition alimentaire par la végétalisation de nos assiettes, mise en cohérence des recommandations nutritionnelles françaises et de notre système de production agricole, objectif de souveraineté protéique pour nos cheptels, production d’énergie bas carbone (méthanisation, biofuel, etc.), etc.

    Quelles protéines végétales produisons-nous sur terre ?

    En 2023, les protéines alimentaires restent encore globalement associées aux produits animaux (viandes, poissons, produits laitiers, œufs) pour le grand public. Cependant, leur présence en quantités significatives dans les produits végétaux est de mieux en mieux reconnue¹.

    Voici un classement d’aliments² régulièrement consommés dans les régimes alimentaires français, selon leurs taux de protéines (pour 100g d’aliment) :

    • Parmesan/fromages secs : 38g

    • Conserve de thon à l’huile : 31g
    • Cacahuètes grillées / amandes / pistaches : 30g
    • Saucisson / jambon cru : 26g
    • Viande blanche ou rouge grillée (moyenne): 25g
    • Emmental / fromages pâte molle: 25g
    • Poisson cuit (moyenne) : 23g
    • Fruits secs (moyenne): 15-20g
    • Steak de soja: 17g
    • Œufs au plat/omelette: 14g
    • Biscottes: 13g
    • Pain / viennoiseries: 10g
    • Chocolat : 8-9g
    • Muesli: 8g
    • Pois chiches / haricots blancs ou rouges / lentilles cuites : 6-8g
    • Chips: 5-6g
    • Pâtes / riz cuits : 5-6g
    • Salade / oignons / tomates / fruits: 1-1,5g  

    Si les céréales complètes, les fruits à coques et certaines algues en contiennent en quantités significatives, la production humaine de protéines végétales est, en proportion, plus largement représentée par les légumineuses, ces plantes dont les fruits comestibles sont contenus dans des gousses, et que l’on divise généralement en deux catégories³:

    Les légumineuses fourragères, plutôt destinées à l’alimentation animale, telles que la luzerne, le lupin, ou encore les trèfles 

    Les légumineuses à graines, qui sont comestibles par l’homme : le soja, la lentille, la fève, le haricot, les pois 

    legumineuse-img

    En France, la production de légumineuses se concentre essentiellement sur la production de luzerne, de lupin et de trèfles ainsi que de fèves et de pois protéagineux.

    Frederic Bayer

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