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Category Archives: Protéines végétales

  1. legumineuse-img

    Quelles protéines végétales produisons-nous sur terre ? 1/5 LINNAéé

    Protéines végétales :
    Le decryptage des JO avec les expertises ProteinesXTC de la transition agro-alimentaire française

    25 septembre 2023

    Article 1/5


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    À l’heure où sonnent en continu les cloches de la transition agro-écologique et alimentaire, une végétalisation globale de nos assiettes devient un impératif. Inutile de lutter contre, autant l’embrasser avec enthousiasme et pragmatisme. 

    Les JO avec Décryptage avec l'innovation

    Les JO avec avec l'expertise communication

    Les JO avec l'expertise prévention gestion de crise

    Les JO avec l'expertise prévention gestion de crise

    Les protéines végétales sont devenues en une quinzaine d’années un terrain de convergence stratégique pour des enjeux majeurs qui pèsent sur notre système de production et de transformation agro-alimentaires : structuration des filières agricoles vers plus de pratiques agro-écologiques, transition alimentaire par la végétalisation de nos assiettes, mise en cohérence des recommandations nutritionnelles françaises et de notre système de production agricole, objectif de souveraineté protéique pour nos cheptels, production d’énergie bas carbone (méthanisation, biofuel, etc.), etc.

    Le décryptage par notre expertise inno?

    En 2023, les protéines alimentaires restent encore globalement associées aux produits animaux (viandes, poissons, produits laitiers, œufs) pour le grand public. Cependant, leur présence en quantités significatives dans les produits végétaux est de mieux en mieux reconnue¹.

    Voici un classement d’aliments² régulièrement consommés dans les régimes alimentaires français, selon leurs taux de protéines (pour 100g d’aliment) :

    • Parmesan/fromages secs : 38g

    • Conserve de thon à l’huile : 31g
    • Cacahuètes grillées / amandes / pistaches : 30g
    • Saucisson / jambon cru : 26g
    • Viande blanche ou rouge grillée (moyenne): 25g
    • Emmental / fromages pâte molle: 25g
    • Poisson cuit (moyenne) : 23g
    • Fruits secs (moyenne): 15-20g
    • Steak de soja: 17g
    • Œufs au plat/omelette: 14g
    • Biscottes: 13g
    • Pain / viennoiseries: 10g
    • Chocolat : 8-9g
    • Muesli: 8g
    • Pois chiches / haricots blancs ou rouges / lentilles cuites : 6-8g
    • Chips: 5-6g
    • Pâtes / riz cuits : 5-6g
    • Salade / oignons / tomates / fruits: 1-1,5g  

    Si les céréales complètes, les fruits à coques et certaines algues en contiennent en quantités significatives, la production humaine de protéines végétales est, en proportion, plus largement représentée par les légumineuses, ces plantes dont les fruits comestibles sont contenus dans des gousses, et que l’on divise généralement en deux catégories³:

    Les légumineuses fourragères, plutôt destinées à l’alimentation animale, telles que la luzerne, le lupin, ou encore les trèfles 

    Les légumineuses à graines, qui sont comestibles par l’homme : le soja, la lentille, la fève, le haricot, les pois 

    legumineuse-img

    En France, la production de légumineuses se concentre essentiellement sur la production de luzerne, de lupin et de trèfles ainsi que de fèves et de pois protéagineux.

    Frederic Bayer

    Frederic Bayer

    Responsable Affaires Scientifiques chez ProtéinesXTC. Méditerranéen de naissance, passionné de cuisine, conscient des enjeux environnementaux et sanitaires liés à nos modes de vie.

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  2. L’oeil de Protéinesxtc 5/5

    Protéines végétales :
    les muscles de la transition agro-alimentaire française

    29 septembre 2023

    Article 5/5


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    L'oeil de Protéinesxtc

    Pour soutenir la production de protéines végétales françaises, présentons-les comme elles sont : nécessaire, vertueuses, rentables... et délicieuses

    À travers le prisme des protéines végétales et leur culture en France, nous soulignons le besoin d’adopter une vision systémique et globale concernant la souveraineté alimentaire. Afin que chaque acteur de la chaîne puisse s’y retrouver, il est nécessaire de structurer et développer les filières de production de légumineuses tout en stimulant leur consommation finale. Cela requiert une connaissance fine des enjeux (locaux et globaux) auxquels l’amont agricole fait face, en plus d’une compréhension des attentes des consommateurs.

    Côté consommateurs, cela passera par recréer du lien avec les producteurs et réhumaniser la chaîne de valeur qui nous permet aujourd’hui de nous nourrir. Des marques font ainsi le choix de s’engager auprès des producteurs, comme L’Atelier Blini qui a co-créé un collectif d’acteurs français engagés pour engager les producteurs vers une transition agro-écologique des filières Blé et Pois chiche, selon les principes de l’agriculture régénératrice³³. En visibilisant cette démarche à travers ses produits, l’entreprise amène les consommateurs à prendre conscience des efforts mis en œuvre plus en amont dans la production, replaçant ainsi la consommation au cœur des enjeux du système agri-alimentaire.

    Cela passera aussi par réconcilier les ménages avec le goût et la cuisine des légumineuses, en leur apportant des connaissances pratiques, des conseils d’achat, d’organisation et de préparation, mais avant tout en réassociant le plaisir alimentaire à la consommation des protéines végétales, dès le plus jeune âge.³⁴ 

    Frederic Bayer

    Frederic Bayer

    Responsable Affaires Scientifiques chez ProtéinesXTC. Méditerranéen de naissance, passionné de cuisine, conscient des enjeux environnementaux et sanitaires liés à nos modes de vie.

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  3. L’offre/marché 4/5

    Protéines végétales :
    les muscles de la transition agro-alimentaire française

    28 septembre 2023

    Article 4/5


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    Attentes et réalités du marché

    Selon les données du Baromètre Protéines France 2022²⁴, les vertus des protéines végétales sont aujourd’hui bien perçues par les Français. Elles concernent la santé (85%) et l’environnement (73%), et leur notoriété globale est en hausse :

    • 41% des Français, les considèrent comme leur troisième source de protéines la plus importante, après la viande et les œufs mais avant le poisson.  
    • 44% déclarent avoir acheté au moins une fois des produits à base de protéines végétales et 11% en achètent de façon régulière.

    Voici le classement des gammes de produits végétaux les plus plébiscitées par les Français :

    1. Les alternatives végétales à la viande (59%)
    2. Les desserts végétaux (39%)
    3. Les boissons végétales (38%)

    En parallèle, on observe, en déclaratif, une diminution de la consommation de viande en 2022²⁵: 

    • 34% des Français déclarent avoir réduit leur consommation de produits animaux (viandes et autres) contre 25% en 2016. Cette tendance est d’autant plus forte chez les jeunes et chez les consommateurs ayant un niveau d’études élevé.
    • 20% se définissent comme flexitariens,
    • 6% végétariens (x2 par rapport à 2020) et 4% vegans.

    Pour autant, cette diminution déclarative ne se retrouve pas dans les chiffres de consommation de viande : la consommation moyenne par français étant passée de 84,9 kg équivalent-carcasse (kgec) par habitant en 2021 à 85,2 kgec par habitant en 2022 (+ 0,5 %). ²⁶

    Côté marché, celui des substituts végétaux en France a enregistré une augmentation de 10% en un an atteignant ainsi 497 millions d’euros en 2021.²⁷ Les projections pour l’avenir :

    • Le marché devrait atteindre 15 Mds € en 2025.²⁸ 
    • 60% de la viande que nous mangerons en 2040 sera artificielle ou végétale.²⁹

    Et qu’en est-il pour la filière légumineuse du côté de l’offre ? Notre base de données INSPIRE NEW FOOD DATA³⁰, qui recense les innovations alimentaires dans le monde, nous donne quelques indices : en 2022, 15,7% des innovations alimentaires lancées en Europe étaient des produits à base de légumineuses (vs 11% en 2018).

    Au cours des dernières cinq années, les légumineuses ont connu une expansion remarquable, avec des lancements de plus en plus nombreux notamment pour la catégorie traiteur. Aujourd’hui le potentiel de développement est surtout sur les autres catégories de produits :

    •  Substituts carnés dans la catégorie boucherie/ charcuterie/ volaille (+4pts vs 2021)  
    • Produits d’épicerie pour l’apéritif (+2pts vs 2021)
    • Produits sucrés de biscuiteries ou céréales et barres céréalières (+1pt vs 2021) 

    Les trois légumineuses les plus travaillées dans ces innovations sont : les pois chiches, les lentilles et le soja (qui a néanmoins connu une baisse progressive d’utilisation).

    De son côté, l’utilisation des protéines de pois est en augmentation continue, notamment tirées par leur emploi sous forme fractionnée pour l’enrichissement protéique des substituts aux produits carnés.

    Cet engouement apparent des consommateurs pour les protéines végétales est aujourd’hui encore bridé par 3 grands défis³¹, qu’il ne tient qu’aux acteurs du secteur de la protéine végétale (producteurs, industriels, distributeurs, régulateurs, mais aussi médias et publicitaires) de relever :

    •  La perception encore négative des produits transformés, ou ultra-transformés, dont font partie l’écrasante majorité des substituts végétaux vient ainsi en opposition aux attributs résolument bénéfiques des protéines végétales pour la santé et l’environnement. Une communication axée sur les bienfaits nutritionnels de ces produits pourrait par exemple atténuer la perception de non-naturalité.³²
    • Les prix des substituts végétaux, jugés encore trop élevés notamment aux yeux des jeunes consommateurs. À moyen terme, l’augmentation de la demande globale et la généralisation de l’offre devraient peu à peu aider à faire baisser les coûts de production, et in fine les prix à la vente. La valorisation de l’origine française peut également apporter une valeur ajoutée.   
    • Les habitudes et perceptions des consommateurs en termes de profil organoleptique des substituts végétaux, en comparaison aux produits d’origine animale, peuvent encore représenter un frein aux changements de comportement. La filière végétale travaille d’arrache-pied pour mettre en avant le côté « plaisir » et gourmand des produits à travers la formulation et la communication sur et autour des produits.

    HARI & CO
    (FRANCE) Substitut de viande biologique sans additif à base de légumineuses françaises. Riche en protéines. Sans soja. ​

    COOPERL (France)
    Substitut de burger à base de légumineuses françaises.

    MIOUM (France)
    Cookie équilibré, 100% végétal, à base de haricots blancs, aux cranberries avec éclats de noix de macadamia. Nutri-Score A. Riche en protéines et fibres.

    Frederic Bayer

    Frederic Bayer

    Responsable Affaires Scientifiques chez ProtéinesXTC. Méditerranéen de naissance, passionné de cuisine, conscient des enjeux environnementaux et sanitaires liés à nos modes de vie.

    Sources : 24 https://onav.fr/wp-content/uploads/2022/12/Les-Francais-et-les-proteines-vegetales-en-2022.pdf
    25  KantarFood 360, 2022 en partenariat avecProtéinesXTC
    26 https://www.franceagrimer.fr/content/download/71709/document/SYN-VIA-Conso%20viande%20Fce2022.pdf
    27 NielsenIQ, CAD à P4 2021 ; : Groupe d’étude et de promotion des protéines végétales (GEPV)
    28 NielsenIQ, CAD à P4 2021 ; LSA «La grande ruée vers les protéines végétales», 2021
    29 NielsenIQ, CAD à P4 2021 ; LSA «La grande ruée vers les protéines végétales», 2021
    30 https://www.proteinesxtc.com/database-innovation-inspire/
    31 https://www.lsa-conso.fr/la-grande-ruee-vers-les-proteines-vegetales,383773
    32 Evidemment, il existe des produits non ou peu transformés à base de protéines végétales, notamment des salades riches en légumineuses, des légumineuses en conserves, et des tartinables tel que le houmous de pois chiches.  

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  4. Focus sur les légumineuses 3/5

    Protéines végétales :
    les muscles de la transition agro-alimentaire française

    27 septembre 2023

    Article 3/5


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    Les légumineuses : un très fort potentiel encore sous-exploité

    Les légumineuses et leur production pour la consommation alimentaire humaine présentent une liste d’atouts longue comme un jour sans pois.

    Atouts nutritionnels et culinaires

    Les légumineuses sont : 
    • riches en fibres, dont les apports, encore insuffisants aujourd’hui, sont encouragés par les autorités de santé française et européenne
    • riches en protéines, contenant la totalité des acides aminés essentiels. La biodisponibilité légèrement inférieure des protéines végétales par rapport aux animales est largement compensée lorsque consommées en association avec une céréale ou après un process de trempage, fermentation, etc.
    • généralement une source significative d’un certain nombre de vitamines et minéraux, comme le manganèse, le phosphore ou le cuivre⁹.

    Qu’elles soient consommées en plat chaud, en salade, en entrée, plat, dessert ou snacking, les légumineuses sont versatiles : de nombreuses recettes créatives permettent de consommer des légumineuses facilement, relativement rapidement et avec beaucoup de saveurs.

    Par ailleurs, les légumineuses trouvent également de plus en plus leur place dans des produits plus ou moins transformés, y compris dans des formats où on les attend moins : chips soufflées d’apéritif, desserts fondants et gourmands, boissons, etc. Ainsi, elles ouvrent le champ des possibles en termes d’innovation alimentaire : en seulement 5 ans, nous avons constaté une augmentation de 30% des lancements de produits à base de légumineuses dans le monde¹⁰. Historiquement, ces lancements comportaient une promesse de santé prédominante, mais les produits à base de légumineuses investissent désormais de façon visible la sphère du plaisir, en jouant sur la gigantesque palette de goûts et de textures que permet cette matière première.

    Côté prix, les légumineuses sous forme brute coûtent en général moins cher que les produits élaborés, mais aussi que leur équivalent en protéines animales. Encore faut-il savoir les cuisiner soi-même, avoir un peu de temps à y consacrer, et vouloir développer un goût pour celles-ci. Des recettes inspirantes, faciles et pratiques sont disponibles de partout (efforts combinés des interprofessions¹¹, de l’État¹², des marques¹³, des médias¹⁴, des communautés culinaires¹⁵, etc.) et devraient contribuer à rendre la gloire perdue des légumineuses dans les cuisines françaises.

    Rappelons-le : la production historique de certaines légumineuses est protégée en France par des signes de qualité. Ainsi, la lentille verte du Puy et le coco de Paimpol possèdent une Appellation d’Origine Contrôlée et le haricot Tarbais, la lentille verte du Berry, le lingot du Nord et la mogette de Vendée possèdent une Indication Géographique Protégée.

    Atouts environnementaux et écologiques

    Les légumineuses captent l’azote atmosphérique et le fixent dans les sols cultivés grâce aux bactéries présentes dans leur réseau racinaire. C’est un bénéfice agronomique inestimable. En effet, dans l’agriculture actuelle, l’azote reste encore très largement apporté aux cultures par des engrais minéraux de synthèse (de la même manière que l’on apporte du phosphore et du potassium), qui sont pour grande partie responsables des émissions de protoxyde d’azote (NO) par l’agriculture, un gaz à effet de serre au pouvoir réchauffant plus de 100 fois plus puissant que le CO à masse de gaz équivalente¹⁶. De même, le processus de synthèse d’azote minéral repose aujourd’hui sur l’utilisation d’énergies fossiles, très émettrices de CO¹⁷. En stockant naturellement l’azote atmosphérique dans les sols, les légumineuses permettent ainsi des rotations de cultures plus vertueuses en réduisant le besoin d’intrants azotés pour les cultures qui les suivent¹⁸. Par ailleurs, les légumineuses peuvent également être intégrées aux mélanges de cultures servant à produire de l’énergie décarbonée via méthanisation, enrichissant en azote les digestats destinés à revenir au sol. ¹⁹

    De plus, lorsqu’elles sont intégrées dans des rotations de cultures, les légumineuses stimulent la biodiversité agricole (auxiliaires de culture, faune du sol, etc.), et améliorent ainsi la résilience des exploitations agricoles face aux perturbations liées au changement climatique, en contribuant à de nombreux services écosystémiques : pollinisation, lutte biologique contre les ravageurs, santé du sol, etc.²⁰.

    Enfin, ce sont des plantes nécessitant généralement moins d’eau²¹ que les céréales, le maïs, etc., ce qui est un avantage certain dans un contexte de sécheresses de plus en plus fréquentes et intenses en France.

    La végétalisation : le meilleur levier pour réduire l’empreinte carbone de notre assiette

    De manière indirecte, les légumineuses sont un levier majeur de réduction de l’empreinte carbone de nos assiettes car elles permettent de végétaliser nos régimes alimentaires.

    Pour rappel, l’alimentation compte pour environ 2 tonnes d’équivalent CO par an et par habitant en France, (sur un bilan carbone moyen de 8,9t CO2eq/habitant en 2021²²), soit plus de 20% de nos émissions de carbone individuelles en moyenne.

    Si l’on compare l’empreinte carbone de différents aliments (voir graphique ci-dessous), on retrouve parmi les plus émetteurs les viandes, les produits laitiers et certains produits de la mer en aquaculture. Du point de vue nutritionnel, ces produits sont notamment inclus dans notre alimentation pour leur apport en protéines.

    Source : OurWorldInData

    De fait, en substituant ne serait-ce qu’une partie des protéines animales dans nos régimes alimentaires par des légumineuses, notre impact carbone global diminue drastiquement. Si la France veut respecter ses engagements environnementaux, notamment en termes d’émission de GES, la végétalisation de nos régimes alimentaires demande un effort combiné de tout notre système agro-alimentaire, filières animales (réduction préconisée du cheptel, notamment, qui divise le milieu agricole²³) comme végétales, des politiques, producteurs, transformateurs, distributeurs jusqu’aux consommateurs.

    Frederic Bayer

    Frederic Bayer

    Responsable Affaires Scientifiques chez ProtéinesXTC. Méditerranéen de naissance, passionné de cuisine, conscient des enjeux environnementaux et sanitaires liés à nos modes de vie.

    Sources : 8 Les protéines végétales : intérêts et limites. Thèse de pharmacologie, 2021, Claire Botella https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03210847/document
    9 https://ciqual.anses.fr/ 
    10 Chiffre issu de la base Inspire NewFoodData de ProtéinesXTC, 2022
    11 Terres Univia, 2022 https://www.terresunivia.fr/decouvrir-terres-univia/actualites/une-idee-legumineuse-10-recettes-originales-pour-changer-votre
    12 https://ma-cantine.agriculture.gouv.fr/blog/29/

    13 https://www.fondation-louisbonduelle.org/2016/12/16/fetes-legumineuses/

    14 https://www.elle.fr/Elle-a-Table/Fiches-cuisine/Tous-les-themes/Recettes-de-legumineuses ou https://www.marieclaire.fr/cuisine/15-recettes-pour-cuisiner-les-legumineuses,1374453.asp 

    15 https://chefsimon.com/recettes/tag/l%C3%A9gumineuses ou https://www.ricardocuisine.com/recettes/plats-principaux/legumineuses

    16 Ademe, Définition, sources d’émissions et impacts du protoxyde d’azote, mis à jour en 2021 https://expertises.ademe.fr/professionnels/entreprises/reduire-impacts/reduire-emissions-polluants/dossier/protoxyde-dazote-n2o/definition-sources-demissions-impacts-protoxyde-dazote

    17 https://reseauactionclimat.org/publications/gaz-a-effet-de-serre-et-fertilisation-azotee-initiatives-territoriales/

    18 Nature, 2022 https://www.nature.com/articles/s41467-022-32464-0 

    19 https://www.arvalis.fr/infos-techniques/une-interculture-particuliere-pour-produire-de-lenergie

    20 FAO, 2021 https://www.fao.org/documents/card/en/c/e82d01ab-c39f-4fe1-a7ec-bebcc069dc02/ 

    21 https://www.notre-environnement.gouv.fr/actualites/breves/article/les-legumineuses-des-bienfaits-pour-la-sante-et-pour-l-environnement  

    22 https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/lempreinte-carbone-de-la-france-de-1995-2021 

    23 https://www.paysansdelaloire.fr/articles/01/06/2023/La-Cour-des-comptes-veut-une-reduction-importante-du-cheptel-bovin-89762

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  5. Le Plan Protéines Végétales 2/5

    Protéines végétales :
    les muscles de la transition agro-alimentaire française

    26 septembre 2023

    Article 2/5


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    Le Plan Protéines Végétales

    Atteindre l'autonomie protéique en France, dans les cheptels comme dans les foyers

    L’alimentation du bétail français repose pour partie sur la consommation d’aliments protéiques, en particulier les tourteaux d’oléagineux, qui sont les co-produits de la trituration de plantes oléagineuses pour en récupérer l’huile végétale (de tournesol, de colza, de soja). Les tourteaux n’ont plus qu’une faible part de matières grasses, mais une forte concentration en protéines⁴.

    L’enjeu d’autonomie protéique des filières d’élevage, invoqué dans les ambitions de souveraineté alimentaire de notre pays, résulte du déséquilibre entre notre production nationale de tourteaux d’oléagineux et la consommation de notre bétail. En effet, si notre production en 2021 de colza est presque équivalente à notre consommation, la balance est déficitaire pour le tournesol⁵ voire très largement déficitaire pour le soja⁶, ce qui rend les importations indispensables pour couvrir la demande (voir proportions ci-dessous).

    Production et consommation des tourteaux en France (2012-2013), en tonnes
    (Source : Terres Univia)

    Dans un contexte géopolitique perturbé et parfois imprévisible (crise climatique, guerre en Ukraine, boycotts américains…), l’autonomie protéique devient plus que jamais un levier de souveraineté alimentaire, qui nécessite des investissements  : des filières et des outils de transformation et de valorisation (alimentaire, biomasse/énergie, fertilisants organiques, etc.).

    • faire évoluer nos pratiques culturales vers plus de résilience,
    • introduire plus de légumineuses dans les rotations,
    • doter les agriculteurs ou les collectifs de machines de séchage, de récolte, développer des filières et des outils de transformation et de valorisation (alimentaire, biomasse/énergie, fertilisants organiques, etc.)

    Tout ceci a un coût pour lequel le gouvernement a lancé en 2021 un plan de financement, le Plan Protéines Végétales.

    « Le plan protéines végétales vise à réduire la dépendance de la France aux importations de protéines végétales des pays tiers, à permettre aux éleveurs d’améliorer leur autonomie pour l’alimentation de leurs animaux, et à encourager les Français à augmenter leur consommation de protéines végétales, pour répondre aux nouvelles recommandations nutritionnelles.⁷» 

    En allouant 100M€ à ce plan dans le cadre de France Relance, l’Etat renouvelle son engagement pour accompagner les filières agricoles et d’élevage vers l’autonomie protéique, mais finance également les efforts pour démocratiser plus largement les légumineuses directement dans nos assiettes.

    En effet, la consommation de légumineuses en France (comme en Europe) est encore jugée trop faible au regard de leurs atouts (santé, environnement) et des recommandations formulées dans le cadre du Programme National Nutrition-Santé (PNNS) : les légumineuses, c’est au moins deux fois par semaine.
    Actuellement loins de cette recommandation, il y a un réel enjeu à réconcilier les Français avec elles.

    assiete-haricots-img

    Le Plan Protéines Végétales vise donc :

    • à articuler un développement des cultures de protéines végétales françaises destinées à l’alimentation animale pour moins dépendre des importations,
    • à étoffer notre potentiel de production de légumineuses à graines pour la consommation humaine,
    • à augmenter leur consommation au global.

    Nous avons besoin d’avancer sur ces 3 développements en synergie : en effet, une hausse de la demande française sans augmentation de notre production induirait un recours plus important aux importations, tandis qu’une augmentation de la production sans une demande plus importante pour des légumineuses françaises pourrait représenter un risque de surproduction, d’autant plus dommageable pour nos filières dans un contexte d’incertitude climatique.

    Frederic Bayer

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    25 septembre 2023

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    En 2023, les protéines alimentaires restent encore globalement associées aux produits animaux (viandes, poissons, produits laitiers, œufs) pour le grand public. Cependant, leur présence en quantités significatives dans les produits végétaux est de mieux en mieux reconnue¹.

    Voici un classement d’aliments² régulièrement consommés dans les régimes alimentaires français, selon leurs taux de protéines (pour 100g d’aliment) :

    • Parmesan/fromages secs : 38g

    • Conserve de thon à l’huile : 31g
    • Cacahuètes grillées / amandes / pistaches : 30g
    • Saucisson / jambon cru : 26g
    • Viande blanche ou rouge grillée (moyenne): 25g
    • Emmental / fromages pâte molle: 25g
    • Poisson cuit (moyenne) : 23g
    • Fruits secs (moyenne): 15-20g
    • Steak de soja: 17g
    • Œufs au plat/omelette: 14g
    • Biscottes: 13g
    • Pain / viennoiseries: 10g
    • Chocolat : 8-9g
    • Muesli: 8g
    • Pois chiches / haricots blancs ou rouges / lentilles cuites : 6-8g
    • Chips: 5-6g
    • Pâtes / riz cuits : 5-6g
    • Salade / oignons / tomates / fruits: 1-1,5g  

    Si les céréales complètes, les fruits à coques et certaines algues en contiennent en quantités significatives, la production humaine de protéines végétales est, en proportion, plus largement représentée par les légumineuses, ces plantes dont les fruits comestibles sont contenus dans des gousses, et que l’on divise généralement en deux catégories³:

    Les légumineuses fourragères, plutôt destinées à l’alimentation animale, telles que la luzerne, le lupin, ou encore les trèfles 

    Les légumineuses à graines, qui sont comestibles par l’homme : le soja, la lentille, la fève, le haricot, les pois 

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    En France, la production de légumineuses se concentre essentiellement sur la production de luzerne, de lupin et de trèfles ainsi que de fèves et de pois protéagineux.

    Frederic Bayer

    Frederic Bayer

    Responsable Affaires Scientifiques chez ProtéinesXTC. Méditerranéen de naissance, passionné de cuisine, conscient des enjeux environnementaux et sanitaires liés à nos modes de vie.

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